« En 2012, à 58 ans, vingt-cinq ans après mon doctorat, je commençai une dernière recherche, que je dédiais… à la mort. »
Il est mort Jim P. 13

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 Il est mort Jim, Ça n’intéresse personneen version papier ou e-book : rubrique Librairie.

Pérou, Brésil, Mexique, France

Dans le roman Il est mort Jim, le lecteur est invité à rejoindre le Pérou. Il parcourt avec Jim Rosso la ville de Lima, ses falaises sous lesquelles gronde l’océan, ses parcs et ses rues coloniales. Il s’envole d’une poussée de réacteurs au-dessus des Andes pour rejoindre le Brésil et le temps arrêté du Minas Gerais, puis la France, où Jim accomplit le dernier chemin avant celui de sa nouvelle vie en direction de Compostelle.

Dans Ça n’intéresse personne, le narrateur rencontre le Père Brune au Mexique, un pays dont la magnificence baroque inspire ses réflexions sur de mystérieuses révélations, avant de conclure son parcours dans un petit appartement parisien, où l’après-midi accompagne son vis-à-vis vers la fin de sa mission.

Les narrateurs

Jim Rosso, le narrateur de Il est mort Jim découvre un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il est vrai qu’il est invisible. Ses certitudes sont à ce point ébranlées devant les innombrables témoignages de l’au-delà qu’il se demande si ne pas y prêter attention n’est pas l’attitude la plus absurde et irrationnelle.

On ne connaît pas bien le narrateur de Ça n’intéresse personne. A-t-il choisi de s’effacer devant ce qui le fascine, à commencer par un pays, le Mexique, un prêtre qui a bien existé mais qui paraît issu d’un livre, une apparition de la Vierge Marie qui dévoile maintenant tous ses secrets ?

Où est Jim ?

Il est des enquêtes dont on ne revient pas et pourtant, Jim Rosso, professeur à l’Université catholique de Lima, n’était pas un débutant dans le domaine de la recherche. Mais comment ne pas devoir réviser de fond en comble son existence quand on explore la vie après la mort ?

Il est mort Jim, en version papier ou e-book : rubrique Librairie.

 

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Marc Boisson

Compostelle toujours

« J’entendis à plusieurs reprises, sur le Chemin, des pèlerins se demander ce qu’ils faisaient là. « Qu’est-ce qui a pu me passer par la tête ? » disaient des jambes fourbues, des pieds en cloques, des visages mal rasés, brûlés par le soleil, ravinés par la pluie. Onze siècles que cette réflexion devait courir le Chemin. Je crois que beaucoup de pèlerins étaient heureux de se ressembler et d’expérimenter le dénuement. « On n’a vraiment pas besoin de tout ce qu’on possède » était une réflexion courante. Et je la partageais. »

« Le Chemin, le chemin des étoiles, c’est ce que signifie Compostelle. C’est un peu comme Jérusalem, et l’analogie va sans dire. Il y a la Jérusalem céleste comme il y a une voie lactée qui conduit à Saint Jacques. Bien des gens mystérieux m’avaient précédé : les compagnons dont un des rites, disait-on, consistait à dormir une nuit dans un sarcophage, et qui construisaient ces églises romanes, puis gothiques sur ce tracé millénaire, les alchimistes qu’attirait la symbolique de la voie lactée. J’appris que l’or était une des étapes de leurs recherches. Après lui, il y a le néant, qui doit percer la bulle de fausse réalité qui entoure l’être humain. »

Extraits de Il est mort Jim, chapitre 19

Fête des morts

A propos de Compostelle 7

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Au Mexique où j’habite, on célèbre la vie avec la Fête des morts. Les amoureux se promènent grimés en squelettes, on va boire sur les tombes à la santé des défunts et les têtes de morts sont en sucre.

La vie qui surgit de la mort est aussi au bout du Chemin de Compostelle. Cette opposition me poursuit étrangement depuis que mon personnage et son chien sont partis du Puy en Velay. L’épisode de leur départ a été publié le 14 septembre, le jour de la Fête de la croix glorieuse, dont j’ignorais l’existence. Puis ce fut Pierre Soulages et son « outrenoir » et désormais le Carnaval mortuaire baroque de Mexico…

La synchronicité la plus grande est à venir sans qu’aucun calcul n’ait déterminé mon calendrier. Mercredi prochain, 02 novembre, Jim Rosso vivra l’expérience qui va achever de transformer sa vie. Il mourra définitivement à son ancienne existence le jour culminant de la Fête des morts.

Pierre Soulages, L’oeuvre au noir

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En 1986, l’Etat passe commande à Pierre Soulages de plus de 100 vitraux pour l’abbatiale Sainte-Foy de Conques (Aveyron). Une vieille histoire le lie à la belle église romane de Conques, étape du Chemin de Compostelle depuis Le Puy en Velay. C’est lors d’une visite avec sa classe de quatrième que l’adolescent a une révélation et décide d’être peintre.

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 En 1979, il bascule dans « l’outrenoir »: alors qu’il peine sur une oeuvre entièrement recouverte d’un noir épais, Soulages réalise qu’il vient de franchir un cap en striant l’oeuvre.
« J’étais au delà du noir, dans un autre champ mental », a-t-il raconté. »

La lumière qui vient du noir est un paradoxe qui va bien au Chemin.
N’est-il pas celui où on va vers la vie en marchant vers la mort ?