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Ça n’intéresse personne – audio

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Un nouvel extrait lu par Stéphanie :

Lecture

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J’arrivai à Mexico

J’arrivai à Mexico un lundi de septembre. Mon avion survolait la ville en y déposant les éclairs de lumière d’un soleil resplendissant qui me permit d’apercevoir de nombreuses taches vertes. La descente révéla une grande quantité d’arbres à mon attention surprise. Je m’attendais à tort à une ville minérale et si polluée qu’on ne pouvait y connaître un ciel bleu. La contamination y est bien un fait, mais le beau temps est persistant. Le souvenir de cet accueil inattendu parvint à effacer celui d’un atterrissage qui me fit craindre de commencer mon séjour par son achèvement.

Ça n’intéresse personne, p. 36
 version papier ou e-book : rubrique Librairie.

“Quelques images peuvent peut-être rendre compte du Mexique. Je ne prétends pas en saisir la totalité. Difficile de décrire en quelques mots l’essence d’un pays si particulier et contrasté, mais disposant d’une telle identité. Qui y est allé reconnaîtra instantanément la photographie d’un centre-ville, avec ses bâtiments coloniaux, son église bondée, ses vendeurs de ballons colorés…” Ca n’intéresse personne, p. 35.

 

Les mots

Je les attrape au vol, quand ils bourdonnent, et je les retiens, je les nettoie, je les décortique, je me prépare devant l’assiette, je les sens cristallins, vibrants, éburnéens, végétaux, huileux, comme des fruits, comme des algues, comme des agates, comme des olives… Et alors je les retourne, je les agite, je les bois, je les avale, je les triture, je les mets sur leur trente et un, je les libère… Je les laisse comme des stalactites dans mon poème, comme des bouts de bois polis, comme du charbon, comme des épaves de naufrage, des présents de la vague…
Pablo Neruda, J’avoue que j’ai vécu, Gallimard, 1975, Traduction de Claude Couffon