Lecture

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Le Père Brune – lecture de Stéphanie


Un extrait de Ça n’intéresse personne.

 

Rue Du Bac

Cela faisait plusieurs mois que je voulais aller rue du Bac. Paris est une ville de randonnées, les voitures ne devraient pas y exister. Il faut marcher dans chaque rue pour répondre à l’appel des librairies aux spécialisations improbables, des magasins que les grandes surfaces n’ont pas achevés, de la majesté des bâtiments.
J’avais hier toutefois une destination précise, la chapelle de la médaille miraculeuse. Au 140 de la rue du Bac, dans le 7e arrondissement, l’histoire raconte qu’en 1830, la religieuse Catherine Labouré a eu des apparitions.
Je voudrais rapporter un seul fait : au premier rang de la chapelle, j’avais devant moi le cercueil de verre de la sainte. Son visage est intact !
Il me semble que, pour le moins, il est aussi difficile d’admettre les apparitions que d’expliquer un tel phénomène.

J’ai bien sûr repensé au saint courroux du Père Brune : “Quel est l’écho de tout ça ? […]Tout le monde s’en fout. Dieu peut faire des miracles, il pourrait agiter le soleil et la lune comme à Fátima, on s’en fout.”

 

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 Il est mort Jim, Ça n’intéresse personneen version papier ou e-book : rubrique Librairie.

Les narrateurs

Jim Rosso, le narrateur de Il est mort Jim découvre un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il est vrai qu’il est invisible. Ses certitudes sont à ce point ébranlées devant les innombrables témoignages de l’au-delà qu’il se demande si ne pas y prêter attention n’est pas l’attitude la plus absurde et irrationnelle.

On ne connaît pas bien le narrateur de Ça n’intéresse personne. A-t-il choisi de s’effacer devant ce qui le fascine, à commencer par un pays, le Mexique, un prêtre qui a bien existé mais qui paraît issu d’un livre, une apparition de la Vierge Marie qui dévoile maintenant tous ses secrets ?

Brune Guadalupe

Un régal que d’entendre le Père Brune parler de la Vierge de Guadalupe.

Je pense souvent depuis quelque temps au Père Brune et à la Vierge de Guadalupe pour des raisons que j’expliquerai. Et voilà que je tombe hier sur un post du Dr Charbonier, qui n’est pas un inconnu pour moi mais un personnage de Il est mort Jim. Bouleversant est le terme :

« LE PÈRE FRANÇOIS BRUNE m’a téléphoné hier. Son appel m’a bouleversé.
Il semblait très heureux. Voici ce qu’il m’a dit : « Je t’appelle car je vais bientôt partir dans l’au-delà… »
Suite sur la page Facebook de Jean-Jacques Charbonier.

San Juan Chamula

             Le Chiapas, vous en avez sans doute entendu parler. Un des derniers révolutionnaires de la zone, le Sous-commandant Marcos y avait déployé son armée zapatiste.
Et c’est là que se trouvent les plus beaux sites mayas : Palenque, Chichen Itza, Yaxchilán. Je vous conseille particulièrement cette dernière cité, encore assez méconnue.

La Virgen de Guadalupe

Je ne peux pas terminer l’année sans parler de la Vierge de Guadalupe. Noël s’y prête mais c’est la moindre des circonstances.
La “Virgen de Guadalupe”, c’est l’unicité pour la multitude. Le souffle tellurique du bouillonnant Mexique conduit à un point au nord de la ville de Mexico, la Villa – Tepeyac, du nom de la colline où, en 1531, la Vierge est apparue à l’indien Juan Diego. Le 12 décembre, fête de la Guadalupe, on y va à bicyclette – il faut voir ces pèlerinages qui confluent de tout le pays, avec à l’avant, la statue de la Vierge fixée sur le plateau d’une camionnette que les cyclistes poursuivent à coup de pédales jusqu’à Tepeyac. Sur une plus courte distance, mais avec la même souffrance, des pèlerins marchent à genoux jusqu’à la Basilique. 8 millions encore cette année ! Le Mexique espagnol et indien s’incarne dans la Guadalupe. On dit qu’elle a évité le massacre total des indiens dans ce pays, que Charles Quint a autoritairement nommé Nouvelle Espagne dès qu’il l’a eu dans son escarcelle et qui est sans doute resté le plus espagnol d’Amérique Latine. L’historien Jean Descola écrivait qu’au Siècle d’or, l’Espagne retentissait des cloches de ses églises. Vous ne trouverez pas d’église vide à Mexico mais pourtant, par l’oeuvre du syncrétisme, les civilisations pré-colombiennes résonnent, assourdissantes.

Syncrétisme mexicain

A San Miguel de Allende, les cloches de l’église jouent de concert avec le tambour des danses pré-colombiennes. Pas vraiment un combat sonore… Les premières finissent par se lasser mais vont revenir.
Une question de temps…

Catholique Mexique – fçais port

5652963884_5d4ba8fd0e_zEncore avec les rythmes des danses équinoxiales de Tula dans la tête, je suis allé à Querétaro au milieu de la Semaine sainte.
Il y a au Mexique des pratiquants pour toutes les ferveurs. Les églises étaient pleines à faire pâlir les clergés du monde entier.

Ainda com os ritmos das danças equinociais de Tula ressoando em minha cabeça, fui até Querétaro em plena Semana santa.
No México, há praticantes para todas as crenças. As igrejas estavam lotadas a ponto de causar espanto em clérigos do mundo inteiro.

 


Le Vendredi soir, les pavés de la ville sonnaient au son des chaînes que traînaient des pénitents blancs et rouges, noirs et violets. Les craquements des bois massifs des brancards accompagnaient le son des tambours que battaient des enfants encapuchonnés.

Na Sexta-feira à noite, os pavimentos das ruas ecoavam ao som das correntes arrastadas por penitentes em branco e vermelho, em preto e violeta. O rangido das madeiras maciças dos andores acompanhava o som dos tambores tocados por crianças encapuzadas.

 

 

Tout semble avoir commencé avec la Vierge de Guadalupe… Mais c’est une autre histoire.

Parece que tudo começou com a Virgem de Guadalupe… Mas isso é uma outra história.