“En 2012, à 58 ans, vingt-cinq ans après mon doctorat, je commençai une dernière recherche, que je dédiais… à la mort.”
Il est mort Jim P. 13

Rue Du Bac

Cela faisait plusieurs mois que je voulais aller rue du Bac. Paris est une ville de randonnées, les voitures ne devraient pas y exister. Il faut marcher dans chaque rue pour répondre à l’appel des librairies aux spécialisations improbables, des magasins que les grandes surfaces n’ont pas achevés, de la majesté des bâtiments.
J’avais hier toutefois une destination précise, la chapelle de la médaille miraculeuse. Au 140 de la rue du Bac, dans le 7e arrondissement, l’histoire raconte qu’en 1830, la religieuse Catherine Labouré a eu des apparitions.
Je voudrais rapporter un seul fait : au premier rang de la chapelle, j’avais devant moi le cercueil de verre de la sainte. Son visage est intact !
Il me semble que, pour le moins, il est aussi difficile d’admettre les apparitions que d’expliquer un tel phénomène.

J’ai bien sûr repensé au saint courroux du Père Brune : “Quel est l’écho de tout ça ? […]Tout le monde s’en fout. Dieu peut faire des miracles, il pourrait agiter le soleil et la lune comme à Fátima, on s’en fout.”

 

Pérou, Brésil, Mexique, France

Dans le roman Il est mort Jim, le lecteur est invité à rejoindre le Pérou. Il parcourt avec Jim Rosso la ville de Lima, ses falaises sous lesquelles gronde l’océan, ses parcs et ses rues coloniales. Il s’envole d’une poussée de réacteurs au-dessus des Andes pour rejoindre le Brésil et le temps arrêté du Minas Gerais, puis la France, où Jim accomplit le dernier chemin avant celui de sa nouvelle vie en direction de Compostelle.

Dans Ça n’intéresse personne, le narrateur rencontre le Père Brune au Mexique, un pays dont la magnificence baroque inspire ses réflexions sur de mystérieuses révélations, avant de conclure son parcours dans un petit appartement parisien, où l’après-midi accompagne son vis-à-vis vers la fin de sa mission.

Le 19 décembre 2018

Aujourd’hui, c’est une lectrice, Stéphanie, qui nous fait découvrir les premières lignes de Ça n’intéresse personne. J’espère que vous apprécierez autant que moi sa lecture !

           Ça n’intéresse personneen version papier ou e-book : rubrique Librairie.

Les narrateurs

Jim Rosso, le narrateur de Il est mort Jim découvre un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il est vrai qu’il est invisible. Ses certitudes sont à ce point ébranlées devant les innombrables témoignages de l’au-delà qu’il se demande si ne pas y prêter attention n’est pas l’attitude la plus absurde et irrationnelle.

On ne connaît pas bien le narrateur de Ça n’intéresse personne. A-t-il choisi de s’effacer devant ce qui le fascine, à commencer par un pays, le Mexique, un prêtre qui a bien existé mais qui paraît issu d’un livre, une apparition de la Vierge Marie qui dévoile maintenant tous ses secrets ?

Où est Jim ?

Il est des enquêtes dont on ne revient pas et pourtant, Jim Rosso, professeur à l’Université catholique de Lima, n’était pas un débutant dans le domaine de la recherche. Mais comment ne pas devoir réviser de fond en comble son existence quand on explore la vie après la mort ?

Il est mort Jim, en version papier ou e-book : rubrique Librairie.

 

Nouveau !

Je suis très heureux de vous annoncer que mes deux derniers livres peuvent désormais être commandés à la page Librairie de ce site. Les livres électroniques sont disponibles dans le monde entier et les éditions papier en France métropolitaine. Merci de votre intérêt et de la diffusion que vous pourrez en faire.
Marc Boisson

Nouveauté

Je viens de recevoir le premier volume de mon nouveau roman
Ça n’intéresse personne. C’est toujours un beau moment que celui où les mots apparaissent édités. Aucune tablette n’a encore remplacé pour moi le contact avec la surface glissante d’une couverture et l’odeur des pages sortant de l’imprimerie.

Ça n’intéresse personne est un court roman qui rend hommage à la magie du Mexique, à la Vierge de Guadalupe et à un prêtre extraordinaire qui a quitté notre monde l’année dernière, le Père Brune.
Vous pourrez le commander d’ici peu dans l’espace Librairie de ce site.

 

Sanglant cortège

Cette question de l’apaisement m’amena à celle de la cruauté des pratiques aztèques. À deux heures de Mexico s’étend la cité de Teotihuacán. Les pyramides qui y demeurent ne sont pas le seul indice de son inquiétante puissance. L’esplanade s’étend, immense. La chaleur, intense, se déverse sur les touristes et brûle les crânes imprudents. Jusqu’au début du seizième siècle, la pyramide du soleil rougissait aussi du sang que les prêtres faisaient couler et qui, dit-on, ne devait jamais s’interrompre. On imagine les files des prisonniers attendant d’être hissés à son sommet pour le sacrifice. Des milliers de condamnés pouvaient aisément y être parqués. On a peine à accepter l’idée qu’ils attendaient des heures, peut-être des jours, sachant qu’à chaque pas, un être humain, au bout du sinistre cortège, était mis à mort. De quoi pouvaient-ils parler ? Quelles étaient leurs pensées ?

Marc Boisson, Ça n’intéresse personne, Ezema
Bientôt disponible sur ce site (Rubrique Librairie)

Joie des séries

Campinas, Brésil – 2016
– Ils ont fini par tuer Roberto. Qu’est-ce que j’étais contente !
– Ah oui, le salaud ! Il l’avait bien mérité.
Je m’accrochai aux bras de mon fauteuil. Pourvu que le coiffeur, qui promenait la lame de rasoir au bord de mes oreilles, n’ait pas les mêmes velléités meurtrières ! Le Brésil comptait bien parmi les pays les plus dangereux au monde mais je n’imaginais pas des vieilles dames dans le rôle de gangsters, devisant tranquillement de leurs affaires pendant une mise en plis.
– Il reste encore beaucoup d’épisodes ?
– Huit. Et ensuite on pourra regarder la quarantième saison. La Globo l’a annoncée.
Ouf ! J’étais sain et sauf, pour le moins dans le monde réel.

Le Brésil et toute l’Amérique Latine vivent au rythme des telenovelas. Toutefois, la loi des séries s’impose dans le monde entier. C’est un peu comme un bon chocolat qui en appelle un deuxième puis un troisième.
Je regarde une série anglaise en ce moment, Cuckoo. L’humour et l’excentricité britanniques sont un baume en cette période de confinement planétaire.
Je m’interroge, en revanche, sur le succès actuel d’un nombre significatif de séries qui se déroulent dans un univers carcéral.🤔