Concert solitaire

C’est à la dernière note de ce concert solitaire – je rappelle que je reportais les notes de mes étudiants sur le logiciel de l’université, auquel je n’avais accès que sur l’Intranet – que me vint l’idée de rédiger un chapitre récapitulatif de mes recherches. Je ne sais pas comment l’expliquer. J’étais assis au bureau de la petite salle attenante à la salle des professeurs. Nous le partagions avec quatre collègues. Un rayon de soleil désignait ma main posée sur le bureau brun. Il avait traversé la fenêtre à ma gauche, me berçait, sans m’étouffer de sa force estivale. Le silence me parut également propice à l’écriture.
Extrait de Il est mort Jim, p. 282, Ezema

 

Le Père Brune – lecture de Stéphanie


Un extrait de Ça n’intéresse personne.

 

Article – extraits

FRANÇOIS BRUNE, LE PRÊTRE QUI MANQUE A CE MONDE
Marc Boisson – extraits

Je n’ai jamais rencontré le Père François Brune. Pourtant, je l’ai bien connu.
J’ai eu le plaisir de lire ses livres et ai avidement visionné tout ce qu’Internet offre sur lui, trop peu à mon avis au regard de la stature de l’homme.
Il avait fait de solides études, ce qui n’a pas une importance en soi, mais qui renseigne sur la brillante intelligence qui aurait pu lui valoir les ors feutrés des archevêchés. Il confia qu’il était devenu prêtre à cause de la dernière guerre et de l’emprise du mal dans le monde. Il attira vite l’hostilité de la plupart de ses confrères, dont il disait à la fin de sa vie qu’elle restait forte.

Mayta

     

 

 

J’ai lu

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J’arrivai à Mexico

J’arrivai à Mexico un lundi de septembre. Mon avion survolait la ville en y déposant les éclairs de lumière d’un soleil resplendissant qui me permit d’apercevoir de nombreuses taches vertes. La descente révéla une grande quantité d’arbres à mon attention surprise. Je m’attendais à tort à une ville minérale et si polluée qu’on ne pouvait y connaître un ciel bleu. La contamination y est bien un fait, mais le beau temps est persistant. Le souvenir de cet accueil inattendu parvint à effacer celui d’un atterrissage qui me fit craindre de commencer mon séjour par son achèvement.

Ça n’intéresse personne, p. 36
 version papier ou e-book : rubrique Librairie.

Pas de souci 👀

Les épidémies linguistiques ne font pas l’actualité. Il faut dire qu’une pandémie d’un autre calibre nous tient en ou sans haleine, en fonction de l’épaisseur de notre masque.
Il n’empêche que je ne peux empêcher qu’une expression me soit assénée depuis quelque temps :

– Je te téléphonerai demain.
Pas de souci
– Le fond de l’air est frais
– Pas de souci.
– Bonjour
– Pas de souci

“Du coup”, je ne sais plus très bien ce que cette phrase signifie si “vous voyez ce que je veux dire”.

Baby in the car

Je viens d’apprendre que je fais partie de la tranche des baby-boomers (les personnes nées entre 1945 et 1964). Je vais donc pouvoir nous critiquer. Non contents d’avoir épuisé la planète, dans la trêve pandémique en France imposée par les nécessités économiques, “nous” sillonnons les belles routes avec “nos” camping-cars polluants et encombrants. Puisque nous avons de l’argent pour nous payer des véhicules de la taille de moissonneuses-batteuses, allons plutôt dans les hôtels qui ont bien besoin d’un meilleur taux de remplissage.

“Un écrivain ne choisit pas ses thèmes, ce sont les thèmes qui le choisissent”

Mario Vargas Llosa

“En 2012, à 58 ans, vingt-cinq ans après mon doctorat, je commençai une dernière recherche, que je dédiais… à la mort.”
Il est mort Jim P. 13